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Dossiers techniques


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21/11/2003 : Effets indirects des biotechnologies sur la viticulture :

Pour résister au champignon Botrytis Cinéréa, de la pourriture grise, la vigne sécrète du resvératrol. L'idée est d'introduire un gène STS (Stylbène Synthase) afin d'augmenter la production de resvératrol anti pourriture grise. Or 8 gènes STS ont pour l'instant été isolés chez la vigne, chacun pouvant mener à des vignes différentes, avec des conditions de production d'anti-pourriture grise différentes.
Quel est le risque?
Perturber le métabolisme de la vigne car pour faire ce resvératrol anti pourriture grise, la vigne va utiliser de l'énergie et de la matière biologique au dépend des autres fabrications (tanins, polyphénols, anthocyanes).
De plus,techniquement, l'idée d'introduire un seul gène sans rien modifier d'autre est illusoire. Des modifications des caractères de la plante sont possibles, comme constaté avec les expériences sur les tabacs, dont les fleurs rouges sont devenues roses, avec changement de forme et production de pollen stérile.

Le risque est aussi de banaliser les produits, par perte de complexité, de typicité et de biodiversité.
Il est important de veiller à préserver notre réservoir de diversité constitué par un véritable patrimoine de cépages, obtenus par voie végétative depuis des siècles.